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Questions écrites

     

Questions du 00/00/2010

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 Discrimination entre les différentes catégories de ...
Question écrite de Philippe Fontaine, Sénateur, à Melchior Wathelet, Secrétaire d’Etat aux Institutions culturelles fédérales, concernant :
« Les risques de discrimination entre les différentes catégories de visiteurs au BOZAR lors des réservations de places en ligne »


Monsieur le Secrétaire d’Etat,
L’exposition « Frida Khalo y su mundo » bât son plein au Palais des Beaux Arts de Bruxelles.
Malheureusement, le nombre de visiteurs étant limité, les accès se font à heure fixe et les réservations sont fortement conseillées.

Etant donné que les journées d’exposition se déroulent à « bureau fermé », sauf à venir deux fois sur place, la première pour réserver les billets et la seconde pour faire la visite, il est nécessaire de passer par la réservation en ligne.

Le tarif de cette exposition prévoit un certain nombre de réductions pour diverses catégories de publics dont notamment un prix de 7,20€ pour les membres MYBOZAR, de 5,00€ pour les plus de 60 ans, les groupes et les moins de 26 ans, de 3,00€ pour les professeurs, les écoles et les demandeurs d’emploi et de 1,25€ pour les « articles 27 » (au lieu de 8,00€ au prix plein). Je me permets de vous rappeler que le tarif « articles 27 » concerne toute personne bénéficiant d’une aide à l’insertion  sociale et/ou professionnelle. L’utilisateur « article 27 » est considéré comme un spectateur à part entière. À ce titre, il doit avoir la possibilité d’accéder à toute manifestation culturelle, sans restriction d’horaires ou de programmations (à l’exception de quelques cas particuliers). Comme tout spectateur, il mènera les démarches nécessaires à sa venue au spectacle (réservation, retrait des places,…). Cependant, il signalera au moment de la réservation qu’il s’agit d’un tarif préférentiel, en l’occurrence le tarif Article 27 soit 1,25 €.

Par contre sur le site internet, il n’est pas possible pour certaines catégories de visiteurs d’effectuer une réservation en ligne. Il s’agit des écoles , professeurs et demandeurs d’emploi à 3,00€ et les personnes les plus défavorisées, les « articles 27 ». Cette situation sous-entend donc que ces personnes ne peuvent venir que physiquement réserver leur billet. Or, il semble évident qu’en ce qui concerne les demandeurs d’emplois et les « articles 27 » en tout cas, l’incitant financier de promotion culturelle est réduit à néant si ces personnes doivent se déplacer une première fois pour réserver leur billet même si ce déplacement peut se faire par les transports en commun, de surcroit en voiture.

Par ailleurs, cette situation peut donner lieu à des situations pour le moins surprenantes où un groupe mixte composé de visiteurs classiques et d’enseignants se voit n’autoriser l’accès qu’aux visiteurs classiques qui ont pu réserver en ligne et pas aux enseignants qui n’ont forcément pas pu réserver.


Mes questions sont les suivantes Monsieur le secrétaire d’Etat :
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- Trouvez-vous normal que certaines catégories de visiteurs n’aient pas la possibilité de s’inscrire en ligne alors que ces catégories sont explicitement prévues quand le visiteur se présente au guichet sur place ?
- Ne trouvez-vous pas paradoxal  que les catégories absentes sur le net soient justement celles qui correspondent aux prix les moins élevés ?
- Il semble que victime de son succès, cette exposition soit « sold out » tous les jours et se visite à « bureau fermé ». N’est-il pas possible de réserver 10 ou 15% d’entrées pour les personnes qui se présentent aux caisses sans avoir réservé ou qui n’ont pas pu réserver comme le visiteur étranger qui ne reviendra pas et qui se voit refouler à l’entrée ?
- Quelles mesures urgentes pourraient être prises pour la fin de cette exposition mais également et surtout pour les suivantes qui suivraient la même logique ?
Réponse du Secrétaire d’Etat aux Institutions culturelles fédérales, Melchior Wathelet,
La réponse sera ajoutée dés que reçue!